mercredi 5 septembre 2012

René Guénon - 1921 - Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues

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p. 7, l. 7 : c’est évidementévidemment d’avoir la mentalité voulue pour comprendre les doctrines dont il s’agit
p. 9, l. 30 : Et, en fait, il n’y a guère pour s’en occuper
p. 15, l. 15 : Nous appeleronsappellerons donc européen tout ce qui se rattache à cette race
p. 19, l. 8 : les peuples qui habitent l’Est de l’Europe, et même certaines régions asiatiques voisines de l’Europe
p. 19, l. 15 : ce que nous appelons l’Orient et l’Occident :; s’il y a opposition entre eux
p. 19, l. 20 : lela seconde n’apparaissant que comme un simple prolongement de la première
p. 24, l. 19 : Il y a des rapprochements nombreux et intéressants à établir, rapprochements qui n’ont pas d’équivalent
p. 25, l. 3 : En réalité, il y a eu des temps d’arrêt dans cette divergence, et il y a eu même des époques moins éloignées
p. 25, l. 24 : et non plus dans le passage de certaines idées d’un peuple à un autre ;: c’est comme si ces Grecs, au moment où ils allaient
p. 32, l. 32 : tout ce qu’il y a de réellement valable dans leurs conceptions ;: l’une de ces raisons
p. 33, l. 5 : jusqu’à affirmer a prioria priori que c’est la preuve d’une influence grecque 
p. 38, l. 5 : les anciens, même occidentaux, à l’exception peut -être des seuls Phéniciens, n’envisageaient pas
p. 43, l. 10 : que ne le sont desles civilisations de la Chine et de l’Inde
p. 43, l. 12 : et même celles de l’Égypte, de la Perse et de la Chaldée ;: c’est ainsi qu’on s’est efforcé
p. 43, l. 34 : si loin de s’en montrer émerveillé qu’il déclara que c’étaitc’étaient là des idées bonnes tout au plus
p. 46, l. 26 : et, même s’ils en avaient connaissance, ils ne consentiraient certainement pas pour si peu à changer leurs habitudes
p. 49, l. 6 : la région que nous désignons encore par ce nom :; les discussions de ce genre ne sont peut-être pas 
p. 49, l. 12 : il y a bien des raisons de répondre négativement à une question de ce genre
p. 56, l. 1 : Toute la différencedifficulté réelle réside donc, au fond, dans l’identification mentale
p. 56, l. 7 : façon d’étudier les doctrines qui puisse être vraiment profitable ;: pour les comprendre, il faut pour ainsi dire 
p. 56, l. 33 : Seulement, même pour uncet objet qui est loin d’être le plus important à nos yeux
p. 65, l. 17 : essentiellement la langue chinoise écrite, qui ne participe pas aux variations de la langue parlée, qu’il s’agisse d’ailleurs de variations dans le temps ou dans l’espace
p. 65, l. 27 : bien qu’il possède aussi par ailleurs, avec le ShintoShinto, une tradition propre
p. 71, l. 23 : le terme sanskrit âryaârya
p. 71, l. 32 : à toutes sortes de confusions :; mais nous reviendrons sur cette question dans une autre partie
p. 72, l. 10 : faire avec l’Occident les rapprochements que permettraitpermettait encore tout au moins le côté extérieur de l’Islam
p. 73, l. 31 : dans toute la force que donne à ce mot son acceptationacception étymologique rigoureuse
p. 76, l. 19 : [pas de saut à la ligne]
p. 76, l. 30 : lequel est en réalité spécial à certaines civilisations et ne se trouveretrouve pas dans les autres
p. 79, l. 9 : contenue notamment dans le Yi-kingYi-king
p. 82, l. 29 : devait en même temps changer de religion et pouvait le faire, sans le moindre scrupule
p. 87, l. 32 : comme ceux qu’ils étaient habitués à envisager dans leleur milieu européen, être de nature religieuse
p. 89, l. 34 : la foi aux doctrines d’une autre religion » (1) :; en réalité
p. 89, note : Christus, ch. V, p. 193198.
p. 90, l. 23 : que le premier élément forme la partie intellectuelle de la religion, que le second forme lasa partie sociale
p. 94, l. 32 : avec desles particularités propres au mode religieux
p. 100, l. 17 : étant d’ordre universel, donc essentiellement supra-|individuelsupra-individuel
p. 103, l. 26 : qui a pour domaine le général, car
p. 105, l. 10 : au moins à partir de l’antiquité classique ; et nous avons déjà noté, à cet égard, que les Grecs
p. 109, l. 34 : et qui et qui ne lui permet pas de conserver l’attitude d’une spéculation purement désintéressée
p. 113, l. 5 : contre un autre danger très réel ;: si l’on affirme à un Hindou
p. 113, l. 33 : qui ne lui serait strictement équivalente qu’à la double condition de concevoir Dieu comme l’Être universel
p. 114, l. 18 : et que leurs variations sont alors fonction de cellecelles de la plus fondamentale d’entre elles
p. 116, l. 2 : si l’on songe qu’il est un moyen d’expression beaucoup moins étroitement limité que le langage usuel
p. 116, l. 19 : même pour des rites simplement sociaux, si l’on veut en chercherrechercher la raison profonde
p. 116, l. 25 : ils sont cela sans doute, et ils ne peuvent pas ne pas l’être
p. 117, l. 16 : pour dégager l’« esprit ». [retour à la ligne] Or c’est là
p. 117, l. 23 : [pas de retour à la ligne]
p. 118, l. 14 : la tendance à l’anthropomorphisme ;: ils ne concevaient point leurs dieux
p. 120, l. 14 : ils étaient beaucoup moins portéportés à l’anthropomorphisme
p. 127, l. 21 : elles ne sont plus que des fantaisies pseudo-métaphysiques, sans la moindre consistance
p. 128, l. 19 : et, si elle doit alors être conforme aux lois de la logique
p. 128, l. 22 : mais, en même temps, il faut que cette exposition
p. 130, l. 27 : que cesdes peuples à mentalité purement pratique
p. 134, l. 11 : exclusive de la multiplicité des systèmes philosophiques comme de celle des groupesdogmes religieux
p. 135, l. 6 : et, se plaçant à un point de vue spécial, purement individuel
p. 139, l. 4 : la transposition, qui a ailleurs pour effet de faire disparaîtreapparaître le sens profond de certaines vérités
p. 139, l. 26 : qui est danssans doute du ressort de la métaphysique
p. 140, l. 30 : mais cet exemple suffit pour ce que nous nous proposons de faire comprendre ici
p. 147, l. 29 : mais il est bien évident que cela n’équivaut nullement
p. 147, l. 32 : celui que l’on y peut y trouver dans le sens très large que nous avons mentionné
p. 149, l. 4 : sont au contraire essentiellement supra-indiviuellessupra-individuelles
p. 149, l. 21 : on ne peut participer réellement à cette unité qu’autant qu’on s’assimile la tradition
p. 151, l. 18 : Toute autre connaissance, étant plus ou moins directeindirecte
p. 152, l. 34 : et, comme cette identité est essentiellement
p. 153, l. 6 : Cependant, Aristote a posé nettement en principe l’identification par la connaissance
p. 154, l. 12 : cependant, nous n’irons pas jusqu’à qualifier de « pratique »
p. 160, l. 33 : de tout ce qui existe en Occident, et pourtant c’est ainsi
p. 164, l. 15 : de « BrahmanismeBrâhmanisme » et d’« HindouismeHindouïsme »
p. 165, l. 9 : Il n’y a donc pas d’« hindouismeHindouïsme » au sens d’une déviation de la pensée traditionnelle
p. 165, l. 16 : et, en tout cas, les a empêchées d’acquérir jamais une autorité réelle :; mais ceci
p. 168, l. 28 : notablement plus ancienne qu’on ne le prétend communément
p. 169, l. 24 : C’est pourquoi l’origine du Vêda est dite apurushêyaapaurushêya
p. 174, l. 15 : il suffit d’ailleurs pour cela de la puissance qu’a la tradition en elle-même
p. 174, l. 34 : elleelles seront même exceptionnelles
p. 177, l. 24 : non plus que de dogmes religieux :; les déviations mêmes de la pensée hindoue
p. 177, l. 29 : et ce qui, par la même, se prête le plus facilement
p. 185, l. 10 : et issu en quelque sorte de l’HindouismeHindouïsme, il devait toujours
p. 188, l. 10 : a adopté des méthodes dont l’inspiration taoïste est tout à faittout-à-fait évidente
p. 190, l. 28 : qu’il prît son origine de l’HindouismeHindouïsme même
p. 190, l. 34 : entre la situation du Bouddhisme par rapport à l’HindouismeHindouïsme et celle du Christianisme
p. 191, l. 16 : qui entendent écarter de parti prisparti-pris tout ce qui est d’ordre « non humain », prétendent que ce n’est là que la « légende »
p. 197, l. 6 : En somme, la « loi de Manu », pour un cycle
p. 198, l. 23 : ce qui en fait vraiment l’expression de la « loi de Manu », c’est-à-dire de sa conformité
p. 199, l. 4 : d’importance primordiale dans la « loi de Manu », et si profondément incomprise
 p. 200, l. 17 : celui qui est proprement « l« essence individuelle »
p. 200, l. 26 : Il y a lieu ensuite de faire une autre distinction à l’intérieur de « l« essence individuelle »
p. 202, l. 23 : lorsqu’on les applique analogiquement à « l’« Homme universel »
p. 202, l. 29 : [pas de retour à la ligne]
p. 205, l. 3 : comme essentiellement régulateur de l’ordre social, ; mais nous ne pouvons que noter ces choses en passant
p.205, l. 9 : exclusivement réservées, comme cellecelles d’ârya, que nous avons déjà mentionnée
p. 205, note : Mânava-Dharma-Shâstra (Loi de ManuManu)
p. 207, l. 2 : que les doctrines religieuses de l’OcccidentOccident appellent « Dieu »
p. 208, l. 12 : saguna ou « qualifié », et savishêsha ou « conçu distinctementdistinctivement », parce qu’il peut recevoir
p. 209, l. 33 : des expressions comme Para-Brahma ou le « suprême BrahmaBrahma », et Apara-Brahma ou le « non-suprême BrahmaBrahma »
p. 210, l. 14 : de là, la distinction du « Vishnuïsme » et du « Shivaïsme »
p. 211, l. 2 : Soit parmi les ShaïvasShaivas, soit parmi les VaïshnavasVaishnavas, certains s’attachent plus particulièrement
p. 211, l. 15 : Les ShaïvasShaivas et les VaïshnavasVaishnavas ont les uns et les autres, dans l’ensemble d’écrits traditionnels
p. 214, l. 24 : non plus que de « philosophie chinoise », pour peu qu’on veuille garder à ce mot
p. 216, l. 16 : Le mot Vêdânga signifie littéralement « membre du VêdaVêda »
p. 216, l. 24 : la science de l’articulation correcte et de la prononciation exacte
p. 218, l. 12 : En outre des VêdangasVêdângas
p. 219, l. 18 : des écoles se distinguant entre elleelles par quelques interprétations particulières
p. 222, l. 2 : dont nous avons déjà eu un exemple en VyâsaVyâsa
p. 228, l. 1 : dans la distinction de ses éléments constitutifs, multiples
p. 228, l. 18 : il dérive, comme une application, à un ordre contingent, de quelque chose
p. 229, l. 34 : jusqu’aux conséquences où elle aboutissait logiquement, et cela ne leur fut possible que
p. 230, l. 3 : existait déjà dans l’exposition habituelle du VaisheshikaVaishêshika
p. 232, l. 22 : sâmânya, c’est-à-dire la communauté de qualitéqualités, qui, dans les degrés divers dont elle est susceptible
p. 233, l. 23 : de la chimie moderne, et même en les assimilant à des « états physiques »
p. 233, l. 27 : kâla, le temps, et dish, l’espace ;: ce sont des conditions fondamentales
p. 234, l. 9 : quandquant à âtmâ, qu’on rendrait fort mal par « âme »
p. 239, l. 4 : C’est lece principe auquel le Sânkhya donne le nom de Purusha
p. 240, l. 3 : [pas de retour à la ligne]
p. 240, l. 10 : Les trois gunasgunas sont
p. 241, l. 29 : QuandQuant au reproche d’« athéisme », voici ce qu’il faut en penser : le Sânkhya est nirishwaranirîshwara
p. 244, l. 19 : et BrahmaBrahma, qui est au-delà
p. 249, l.9 : qui sont alors désignés comme Pûrva-Mîmânsâ et Uttara-Mîmânsâ, c’est-à-dire la première et la deuxième Mîmânsâ, et qui se rapportent respectivement
p. 249, l. 18 : et, quand on parle de la Mîmânsâ sans épithète
p. 250, l. 18 : qui se propose de donner les raisonraisons de ces prescriptions
p. 251, l. 19 : à la doctrine elle-même, et qui, par suite
p. 251, l. 33 : que nous avons déjà indiqué à propos de la « loi de ManuManu »
p. 255, l. 7 : désigne comme les « actions et réactions concordantes » :; toute action
p. 257, l. 2 : Avec le Vêdânta, nous sommes, comme nous l’avons déjà dit, dans le domaine de la métaphysique pure
p. 257, l. 5 : ou même, comme ShopenhauerSchopenhauer,
p. 257, l. 7 : signifie étymologiquement « fin du Vêda », et le mot de « fin »
p. 258, l. 1 : que par un travail strictement personnel, auquel aucun enseignement extérieur
p. 258, l. 21 : susceptible d’être enseignée que dans une certaine mesure, et l’on voit que cette restriction s’applique
p. 259, l. 13 : QuandQuant au caractère purement personnel de toute réalisation
p. 263, l. 17 : et, l’ignorance étant la racine et la cause de toute limitation, lorsqu’elle a disparu
p. 263, l. 32 : la véritable conclusion de l’étude de la nature de l’être humain, à laquelle nous avons fait allusion, en montrant
p. 270, l. 2 : C’est unecette idée de « paternité spirituelle » qu’exprime très exactement le mot guru
p. 282, l. 11 : parce qu’il est très représentatif de la mentalité des orientalistes
p. 283, l. 34 : des tendances que l’esprit protestant portait en lui dès le début. On a vu récemment une tentative, heureusement déjouée
p. 287, l. 25 : qui est celle de ce qu’on appelle « l’« école sociologique »
p. 292, l. 35 : et non point des « théosophes ». Nous ne pouvons ni ne voulons point des « théosophes ». Nous ne pouvons ni ne voulons faire ici
p. 294, l. 22 : mais ce qui est plus grave encore, c’est que cette causalité est conçue d’une façon toute spéciale
p. 295, l. 24 : une importance considérable à l’idée « d’« évolution »
p. 296, l. 1 : les théories de ce genre, comme celles de « l’« évolutionnisme »
p. 297, l. 31 : cette pseudo-religion « théosophiste » a essayé de se donner une forme définie
p. 299, titre : Chapitre IV
p. 299, l. 15 : une dénomination telle que celle « d’« Église hindoue » ou « d’« Église brahmanique »
p. 300, l. 27 : préoccupation dominante de toutes ces organisations, est étranger au VêdaVêda
p. 301, l. 10 : sur la conception de « l’« unité divine »
p. 301, l. 24 : le prototype des déformations du Vêdânta, car il devait s’en produire d’autres par la suite
p. 302, l. 32 : le titre honorifique de Vêdânta-bhûshana ou « ornement du Vêdânta », ce qui ne manque pas
p. 303, l. 1 : discipedisciple de l’illustre Râma-krishna
p. 308, l. 1 : celui de l’érudition, qui est le seul qu’ils aient jamais envisagé
p. 308, l. 3 : mais plutôt aux espritesprits moins étroits, plus dégagés de tout parti pris
p. 313, l. 1 : un état d’esprit qui prédispose à une sorte d’auto-suggesionsuggestion
p. 313, l. 19 : Nous admettonsadmettrons qu’il ne soit pas possible
p. 316, l. 18 : il est plus vraisemblable que l’on voie desles peuples leur survivre en se trouvant réduits
p. 320, l. 16 : une influence suffisante pour diriger réellement la mentalité générale :; et d’ailleurs l’appui des Orientaux 
p. 322, l. 2 : en tant qu’elle représenteprésente des analogies, très réelles bien qu’incomplètes
p. 322, l. 28 : sous la seule condition d’une capacité de compréhension suffisante ; il peut apparaîtreparaître singulier

Présence de rares accents sur les majuscules, la majorité est absente : À, Égypte, États, l’État, Îshwara, Être, Âtmâ, Église, Étrusques, Épicurisme, etc.

Et enfin, absence de sommaire, peut-être que c'est un choix, ou simplement un oubli du stagiaire qui a commis ça. En tout cas c'est à un autre stagiaire qu'avait été laissée la réalisation de la version plus ancienne revue plus bas, puisqu'on peut constater que les fautes, très nombreuses aussi, sont pour beaucoup différentes, ce qui complique encore les choses pour retrouver la version correcte (dans ce but, une version de 1930 a été utilisée en plus des deux autres, de bonne qualité mais comportant certaines différences de contenu par rapport à l'édition finale).


Véga 1952, Véga 1976, Éditions de la Maisnie 1987 (Trédaniel)

p. 2, l. 19 : c’est-à-dire les Occidentaux qui s’ocupentoccupent des choses de l’Orient
p. 9, l. 10 : mais cela même demande quelqusquelques explications
p. 9, l. 25 : modifier la race, ni, par conséquent, la mentalité qui est inhérente à celle-ci, ; et, même si le changement
p. 11, l. 29 : les Romains avaient presque tout emprunté auaux Grecs
p. 12, l. 36 : D’ailleurs, il va sans dire que, à part les éléments musulmans
p. 13, l. 1 : les peuples qui habitent l’Est de l’Europe, et même certaines régions asiatiques voisines de l’Europe
p. 17, l. 15 : d’après tout ce que nous ponvonspouvons en savoir
p. 17, l. 31 : que la pensée grecque est malgré tout, dans son essence, une pensée occidentale
p. 18, l. 16 : ni se hâter d’en conclure qu’il y a là idenditéidentité de pensée
p. 18, l. 17 : Il y a des rapprochements nombreux et intéressants à établir, rapprochements qui n’ont pas d’équivalent
p. 18, l. 36 : En réalité, il y a eu des temps d’arrêt dans cette divergence, et il y a eu même des époques moins éloignées
p. 19, l. 12 : il est diffiiciledifficile à un moderne de saisir toute l’étendue
p. 19, l. 20 : et non plus dans le passage de certaines idées d’un peuple à un autre ;: c’est comme si ces Grecs, au moment où ils allaient
p. 20, l. 3 : pour préciser ce que nous n’avons fait qu’indiquer jusqu’ici d’unune façon insuffisante
p. 23, l. 15 : les Occidentaux qui se trouvent directement en présence de certaines conceptonsconceptions orientales 
p. 26, l. 26 : tout ce qu’il y a de réellement valable dans leurs conceptions ;: l’une de ces raisons
p. 31, l. 25 : encore que nous ne l’avonsayons pris qu’à titre d’exemple, il faut ajouter que les échanges commerciaux n’ont jamais dû se produire d’une façon suivie sans être accompagnés, tôt ou tard, d’échanges d’un tout autre ordre 
p. 31, l. 37 : les anciens, même occidentaux, à l’exception peut -être des seuls Phéniciens, n’envisageaient pas
p. 32, l. 31 : non pas certes exclusivement, mais principalement, à la civilisation bouddhique. Ce qui est curieux, en tout cas, c’est que les rapprochements qu’on peut faire avec les doctrines de l’Inde sonsont beaucoup plus nombreux et plus frappants
p. 34, l. 18 : entre une pensée philosophique, au sens européen du mot, et une pensée métaphysique
p. 35, l. 6 : de croire qu’ils pourront arriver, par leurs méhodesméthodes ordinaires
p. 36, l. 27 : entresentre les unes et les autres, il n’y a aucune confusion possible
p. 36, l. 37 : par le fait que ces civilisations aentaient pu exister 
p. 37, l. 10 : et même celles de l’Égypte, de la Perse et de la Chaldée ;: c’est ainsi qu’on s’est efforcé
p. 37, l. 13 : pouvoir y supposer une influence alexandrine et néo-platonicienne
p. 37, l. 24 : traitaient les Grecs d’« enfants », ; les Orientaux auraient, aujourd’hui encore
p. 39, l. 11 : comme celles que l’onton peut faire quand il s’agit d’une civilisation disparue
p. 40, l. 20 : et, même s’ils en avaient connaissance, ils ne consentiraient certainement pas pour si peu à changer leurs habitudes
p. 42, l. 27 : dans leurs colonies et aux accidents géographiques qu’ils y rencsontrentrencontrent
p. 42, l. 32 : la région que nous désignons encore par ce nom :; les discussions de ce genre ne sont peut-être pas
p. 42, l. 37 : Par contre, en ce qui concerne l’Inde védiquevêdique
p. 45, l. 6 : et ceux de la penséespensée occidentale. Cette différence se traduit naturellement par une différence correspondante dans les langues qui sont destinées à exprimer respectivement ces modes, d’où une seconde difficulté, dérivant de la premièrespremière, lorsqu’il s’agit de rendre certaines idées dans les langues de l’Occident, qui manquent de termes appropriés, et qui, surtout, sont fort peu métaphysiques. D’ailleurs, ce n’est là en somme qu’une aggravation des diftcultésdifficultés inhérentes à toute traduction, et qui se rencontrent même, à un moindre degré, pour passer d’une langue à une autre qui en est très voisine, philologiquement aussi bien que géographiquement
p. 49, l. 11 : parce qu’elle limite et restreint les conceptions pour pour les enfermer dans une forme définie 
p. 49, l. 34 : façon d’étudier les doctrines qui puisse être vraiment profitable ;: pour les comprendre, il faut pour ainsi dire
p. 54, l. 10 : c’est ce qu’on disignedésigne habituellement sous ce nom, c’est-à-dire la Chine et l’Indo-Chine
p. 54, l. 18 : on pourrraitpourrait d’ailleurs marquer ensuite des subdivisions
p. 56, l. 6 : mais nous n’avons pas à nous en préoccuper quand nous parlons des civilisationcivilisations de ces deux contrées
p. 57, l. 19 : mais l’usage des mêmes caractères idéographiqueidéographiques, avec tout ce qu’il implique en réalité, n’en établit pas moins entre eux un lien dont la puissance est totalmenttotalement insoupçonnée des Européens
p. 60, l. 11 : mais qui, au lieu de dépendre légtimementlégitimement d’un principe
p. 60, l. 22 : c’est que l’applicationapparition des nationalités est en somme, dans une civilisation
p. 61, l. 8 : aussi lasa tradition nous apparaît-elle comme pouvant être envisagée
p. 62, l. 12 : et chez qui l’enseignement des UniversitéUniversités occidentales a complètement oblitéré le sens traditionnel
p. 63, l. 9 : elle comprend en effet des élémentéléments appartenant à des races ou à des groupements ethniques très divers
p. 65, l. 25 : dans toute la force que donne à ce mot son acceptationacception étymologique rigoureuse
p. 69, l. 19 : que cette doctrine soit d’ailleurs métaphysique, ou religieuse, ou de toute autre sorte convenableconcevable
p. 73, l. 8 : mais faut-il entendre par là ce qui relie l’homme à un principe, supérieur, ou simplement
p. 75, l. 14 : avec cette différence toutefois que leur icompréhensionincompréhension des formes symboliques
p. 75, l. 29 : mais peu-êtrepeut-être sans être beaucoup mieux compris dans leur raison profonde
p. 79, l. 11 : et qui n’y voyaient rien d’incomparableincompatible avec le Christianisme
p. 79, l. 25 : comme ceux qu’ils étaient habitués à envisager dans leleur milieu européen, être de nature religieuse
p. 80, l. 31 : la religion dont il avait temporairement suvisuivi les usages
p. 81, note : Christus, ch. V, p. 193198.
p. 82, l. 5 : sinon une définition à proprement parler, du moins une conception positive
p. 83, l. 4 : une affirmation surtout théorique :; cette morale, dont la raison d’être
p. 83, l. 11 : comme une expression symbolique et sensible de la doctrine, et un caractère social en tant qu’on les regarde
p. 85, l. 27 : elle pourrait servir à justifier la conception d’une « religion d’État », c’est-à-dire, au fond
p. 94, l. 17 : au-dessous de la raison, et nounon plus au-dessus d’elle
p. 95, l. 11 : résidant seulement dans une formationformulation partielle et incomplète de la vérité totale
p. 96, l. 32 : au moins à partir de l’antiquité classique ; et nous avons déjà noté, à cet égard, que les Grecs
p. 100, l. 6 : ne diffèrent pas troptrès profondément du point de vue scientifique proprement dit
p. 103, l. 32 : particularisation qui implique une altération proprortionnelleproportionnelle
p. 105, l. 25 : la traduction des véritévérités métaphysiques en langage théologique
p. 108, l. 2 : si l’on songe qu’il est un moyen d’expression beaucoup moins étroitement limité que le langage usuel
p. 108, l. 5 : pour des possibilités de conceptionsconception que les mots ne sauraient permettre d’atteindre
p. 109, l. 15 : pour dégager l’« esprit ». [retour à la ligne] Or c’est là
p. 109, l. 22 : [pas de retour à la ligne]
p. 110, l. 29 : dont la trop fameuse théorie du « mythe solaire », est le type le plus connu
p. 112, l. 8 : ils étaient beaucoup moins portéportés à l’anthropomorphisme
p. 112, l. 15 : mais non dans l’aceptionacception qu’il a reçue avec le Christianisme
p. 116, l. 8 : laquelle se réduiteréduit d’ailleurs à la seule doctrine d’Aristote et des scolastiques
p. 116, l. 22 : aucune différence véritatablementvéritablement essentielle avec le point de vue scientifique
p. 121, l. 36 : qui sont toujours celles que l’on observe comunémentcommunément dans ce même milieu
p. 127, l. 23 : que l’on peut ranger sous la commune démoniationdénomination de monisme
p. 128, l. 24 : dégénérer bien vite en une smplesimple querelle de mots
p. 129, l. 6 : mais elle a pourtant un inconvénient en raison de la présence de la déterminationterminaison « isme »
p. 130, l. 20 : l’on ne peut rien comprendre à celles-ci tant que l’on n’a pas acquis
p. 132, l. 16 : mais cet exemple suffit pour ce que nous nous proposons de faire comprendre ici
p. 133, l. 5 : dans certaines écoles philosophiques de la Grèce antique, sinon dans toutes, entre ce qu’on appelle l’ésotérisme et l’exotérisme, c’est-à-dire entre deux aspects d’une même doctrine
p. 137, l. 7 : et la troisième d’ordre intellectuel pur ou métaphysique, ; ainsi, pour nous borner à un cas très simple
p. 137, l.33 : et celui qui est à la portée de tous, et d’ésotérismeésotérique son côté métaphysique
p. 144, l. 24 : non un instrument pour étendre la connaissance, mais une discipline pour la limiter 
p. 145, l. 5 : Cependant, Aristote a posé nettement en principe l’identification par la connaissance
p. 145, l. 9 : ne semblent avoir jamais donné à cette affirmation sa portéportée véritable
p. 152, l. 22 : au genre d’unité que réalise ailleurs lela reconnaissance d’une autorité religieuse commune
p. 153, l. 10 : au contraire, ne sont pas Hindoushindous ceux qui
p. 157, l. 9 : pour être bien compris, exige encore quelquequelques autres considérations
p. 162, l. 17 : se demander ce qui, dans cette tradition, est primitfprimitif ou ne l’est pas
p. 167, l. 18 : du reste, que les conceptionconceptions hétérodoxes ne pouvaient guère se former
p. 172, l. 8 : Mais le Bouddhisme, quelququel qu’il soit
p. 172, l. 12 : poussent-ils beaucoup trop loin l’assimilitionassimilation avec les points de vue occidentaux
p. 172, note, l. 5 : eues surtout en vue lors de notre prmièrepremière rédaction
p. 172, note, l. 11 : si les nouvelles informations que nous ayonsavons eues ont été entièrement
p. 174, l. 20 : La « compassion » bouddhique n’est point la « pitié » de SchoppenhauerSchopenhauer
p. 176, note : The Upanishads, T. II, Introduction, pp. XXVI-XXVII et L-IIILII.
p. 180, l. 12 : ou plus précisément à un aspect féminin d’AvalokiteshvaraAvalokitêshwara, en raison de la fonction « providentielle »
p. 182, l. 25 : la seule qui permette de reconnaître au BouddhimeBouddhisme, sans commettre d’illogisme
p. 183, l. 2 : qui entendent écarter de parti-pris tout ce qui est d’ordre « non humain », prétendent que ce n’est là que la « légende »
p. 187, l. 14 : pour un être ou pour un ensemble d’êtres, dharma peut, en un sens, s’opposer à karma 
p. 188, l. 37 : En somme, la « loi dude Manu », pour un cycle
p. 189, l. 17 : Quand on en arrive à l’application sociale, la « loi », prenant son acception spécifiquement juridique 
p. 190, l. 15 : ce qui en fait vraiment l’expression de la « loi de Manu », c’est-à-dire de sa conformité
p. 191, l. 4 : d’importance primordiale dans la « loi de Manu », et si profondément incomprise
p. 192, l. 12 : ce que l’école aristotélicienne appelle « forme » et « matière », ces termes ayant d’ailleurs un sens technique 
p.197, l. 2 : exclusivement réservées, comme cellecelles d’ârya, que nous avons déjà mentionnée
p. 197, l. 7 : et le Christianisme lui-même en présente, dans le rite du baptême, l’équivalent en mode religieux
p. 197, l. 16 : représentés comme naissant, non pas d’une partie du corps de PurashaPurusha ou de l’« Homme universel »
p. 197, note : Mânava-Dharma-Shâstra (Loi de ManuManu)
p. 200, l. 12 : saguna ou « qualifié », et savishêsha ou « conçu directementdistinctivement », parce qu’il peut recevoir
p. 201, l. 33 : comme Para-Brahma ou le « suprême BrahmaBrahma », et Apara-Brahma ou le « non-suprême BrahmaBrahma »
p. 202, l. 11 : de là, la distinction du « VishnuïmeVishnuïsme » et du « Shivaïsme », qui ne sont point des « sectes »
p. 202, l. 35 : Soit parmi les ShaïvasShaivas, soit parmi les VaïshnavasVaishnavas, certains s’attachent plus particulièrement
p. 203, l. 11 : Les ShaïvasShaivas et les VaïshnavasVaishnavas ont les uns et les autres, dans l’ensemble d’écrits traditionnels
p. 206, l. 27 : pas de « philosophie hindoue », non plus que de « philosophie chinoise », pour peu qu’on veuille garder à ce mot de « philosophie »
p. 208, l. 22 : La Shiksâshikshâ est la science de l’articulation correcte
p. 208, l. 30 : Le Chhandaschhandas est la science de la prosodie
p. 209, l. 21 : ne veulent et ne peuvent voir que des étymologistesétymologies fantaisistes, ou même de vulgaires « jeux de mots », dans ce qui est naturellement tout autre chose en réalité. Le jvotishajyotisha est l’astronomie
p. 210, l.6 : En outre des VêdangasVêdângas, il faut encore mentionner les Upavêdas, mot qui désigne des connaissances d’ordre inférieur, mais reposant néanmoins sur une base strictement traditionnelle ; l’ordre auquel sesces connaissances se réfèrent est celui des applications pratiques. Il y a quatre Upavêdas, qui sont rattachés aux quatre Vêdas comme y trouvant leurs principes respectifs : Ayur-Vêda est la médecine, rapportée ainsi au Rig-Vêda ; Dhanur-Vêda, la science militaire, rapportée au Yajur-Vêda
p. 210, l. 26 : comprenant, sous le nom général de « ganita »ganita, pâtî-ganita ou vyakta-ganita, l’arithmétique
p. 211, l. 33 : Les six darshanas sont le Nyâya et le Vaishêshika, le SânkyaSânkhya et le Yoga, la Mîmânsâ et le Vêdânta
p. 214, l. 6 : dont nous avons déjà eu un exemple en VyâsaVyâsa, n’est d’ailleurs pas une école
p. 216, l. 17 : Telle est la forme complète de l’argument démonstatifdémonstratif, mais on lui donne aussi parfois
p. 217, l. 35 : la doctrine scolastique, tout en continuant celle d’AristodeAristote dans ses grandes lignes
p. 220, l. 19 : il dérive, comme une application, à un ordre contingent, de quelque chose
p. 223, l. 9 : et c’est pourquoi les attributs ne sont véribablementvéritablement pour lui que des « accidents »
p. 224, l. 15 : sâmânya, c’est-à-dire la communauté de qualitéqualités, qui, dans les degrés divers dont elle est susceptible
p. 225, l. 2 : au point de vue analytique du Vaishêshika : prithwiprithvî ou la terre, ap ou l’eau
p. 225, l. 18 : kâla, le temps, et dish, l’espace ;: ce sont des conditions fondamentales
p. 226, note : Commentaire sur les Brahma-sûtrasûtras
p. 227, l. 14 : le point de vue du VaishêhikaVaishêshika, réduit alors à ce qu’il a d’essentiel
p. 230, l. 9 : nous trouvons la conscience individuelle, ahankaraahankâra, qui procède du principe intellectuel
p. 231, l. 2 : C’est lece principe auquel le Sânkhya donne le nom de Purusha
p. 231, l. 33 : substance représente une rupture de cet équlibreéquilibre, et les êtres
p. 233, l. 25 : voici ce qu’il faut en penser : le SânkyaSânkhya est nirishwaranirîshwara
p. 234, l. 3 : D’ailleurs, à côté du SankhyaSânkhya dont nous venons de parler
p. 236, l. 15 : Par rapport à la manifestation, le princpeprincipe premier
p. 237, l. 34 : toujours séparée de ses conséquences, la médiationméditation ou la contemplation intellectuelle
p. 238, l. 14 : s’adapter le mieux possible aux conditions mentales et mêmesmême physiologiques de chacun
p. 239, l. 5 : l’opinion vulgaire qui fait du YogîYogî une sorte de magicien
p. 241, l.5 : et d’en dégager les conséquences qui y sont impliquésimpliquées
p. 241, l. 8 : alors désignés comme Pûrva-Mîmânsâ et UttraUttara-Mîmânsâ
p. 241, l. 20 : et, quand on nous parle de la Mîmânsâ sans épithète
p. 243, l. 20 : la doctrine elle-même, et qui, par suite, n’appartient aucunement aux individus humains
p. 243, l. 36 : que nous avons déjà indiqué à propos de la « loi de ManuManu »
p. 244, l. 20 : suivant les rythmes qui leur sont propres, ce qui relève du chandaschhandas. D’autre part
p. 245, l. 2 : et, d’autre part, les discussions de la Mîmânsâ, et il y a même identité dans les termes
p. 246, l. 13 : Cependant, pour qu’une chose puisse être cause, il faut qu’elle existe actuellement, et c’est pourquoi le vrai rapport causal ne peut être conçu que comme un rapport de simultanéité :; si on le concevait
p. 246, l. 31 : soit comme un état antécédantantécédent du résultat, l’effet devant toujours
p. 247, l. 12 : de son individualité envisagée dans sa partie incorpoporelleincorporelle, où il persistera
p. 247, l. 23 : C’est là, très exactement, ce que le Taoïsme, de son côté
p. 249, l. 2 : Avec le Vêdânta, nous sommes, comme nous l’avons déjà dit, dans le domaine de la métaphysique pure
p. 249, l. 7 : signifie étymologiquement « fin du Vêda »., et le mot de « fin »
p. 249, l. 23 : d’approcher de cette connaissance, c’est que., étant rigoureusement incommunicable dans son essence
p. 250, l. 21 : susceptible d’être enseignée que dans une certaine mesure, et l’on voit que cette restriction s’applique
p. 255, l. 10 : et, l’ignorance étant la racine et la cause de toute limitation, lorsqu’elle a disparu
p. 255, l. 26 : la véritable conclusion de l’étude de la nature de l’être humain, à laquelle nous avons fait allusion, en montrant
p. 258, l. 17 : étant malgré cela beacoupbeaucoup plus déductives qu’elles ne le sont en Occident
p. 259, l. 29 : la science occidentale perdit nécessairemementnécessairement en portée ce qu’elle gagnait en indépendance
p. 262, l. 6 : le mot sheikh, qui, avec le sens propre de « vieillard »
p. 263, l. 12 : non point précisément « ésotérique », mais plutôt « intiatiqueinitiatique »
p. 264, l. 22 : au point de vue où nous nous plaçons ici ces.Ces dernières considérations, nous le répétons
p. 276, l. 21 : auraient dû passer nécessairement paspar une série de phases successives
p. 276, l. 27 : passeraient successivement par les formes monosyllabiquesmonosyllabique, agglutinante et flexionnelle
p. 280, l. 33 : qui veulent étudier sérieusement l’antiquité, et qui cherchent, cherchant à en tirer des enseignements valables
p. 284, l. 28 : pour désigner, parmi les spéculations occidentales, quelque chose de tout autre
p. 286, l. 18 : mais ce qui est plus grave encore, c’est que cette causalité est conçue d’une façon toute spéciale
p. 287, l. 9 : de retrouver là des conceptions et des apirationsaspirations conformes aux leurs
p. 288, l. 10 : ses conditions caractéristiques propres, différentes de celles dedes autres, et constituant pour l’être
p. 294, l. 29 : le titre honorifique de Vêdânta-bhûshana ou « ornement du Vêdânta », ce qui ne manque pas
p. 299, l. 33 : qui est le seul qu’ilils aient jamais envisagé. Aussi n’est-ce pas à ces « spécialistes » que nous entendons nous adresser particulièrement, mais plutôt aux espritesprits moins étroits
p. 307, l. 26 : cette dernière réflexion ne doit pas être prisesprise pour un paradoxe
p. 308, l. 10 : il est plus vraisemblable que l’on voie desles peuples leur survivre en se trouvant réduits
p. 312, l. 2 : une influence suffisante pour diriger réellement la mentalité générale :; et d’ailleurs l’appui des OccidentauxOrientaux ne lui ferait pas défaut dans cette tâche
p. 312, l. 16 : nuisible à certains égards ; il sufitsuffit donc, pour commencer
p. 313, l. 24 : présente des analogies, très réelles bien qu’incomplètes, avec les civilisations orientales 
p. 314, l. 13 : sous la seule condition d’une capacité de compréhension suffisante ; il peut apparaîtreparaître singulier

Comme la version plus haut, présence de rares accents sur les majuscules, la majorité est absente : À, Égypte, États, l’État, Îshwara, Être, Âtmâ, Église, Étrusques, Épicurisme, etc.

33 commentaires:

  1. Bonjour,

    Est-ce judicieux de mettre un chapitre (même à la fin) que Guénon lui-même a retiré?

    Cordialement

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  2. Bonjour,

    est ce que ce qui vous dérange est une question de présentation, ou le fait qu'on puisse avoir accès à ce chapitre?

    Cordialement.

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  3. le fait d'avoir accès au chapitre. Cela ne me dérange pas spécialement, je me demande seulement si c'est nécessaire.

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  4. Si c'est l'accès au chapitre en lui-même, de toute manière il est toujours possible de le trouver dans les versions antérieures, dans le commerce d'occasion. Ces versions sont toujours publiques, lors d'une nouvelle édition les précédentes ne sont pas retirées du domaine public, il suffit de savoir qu'elles ne correspondent pas à la dernière version.

    Pour l'intérêt, il est dans le contenu. Après, je ne connais pas la raison du retrait de ce chapitre, retrait assez tardif je crois (j'ai lu que c'était en 1952).

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  5. Je vous remercie profondément pour le travail que vous fournissez; j'ai pu ainsi corriger certaines erreurs et fautes d'édition et d'impression de ma version papier dont certaines auraient été difficilement corrigeables sans une comparaison avec les versions antérieures de l'Introduction.

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  6. Bonjour,

    Soyez récompensés pour votre travail.
    Avez-vous le recueil posthume : "Aperçus sur l'ésotérisme islamique et le taoïsme" Gallimard, Paris,(1973) ? ou "Initiation et Réalisation spirituelle", Éditions Traditionnelles, (1952)

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  7. Bonjour,

    Merci. En papier oui. En numérique pas sous leur forme, mais leur contenu se trouve dans les nouveaux recueils posthumes proposés ici :
    http://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/2012/11/rene-guenon-recueil-posthume-articles.html
    http://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/2012/11/rene-guenon-recueil-posthume-comptes.html
    http://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/2012/11/rene-guenon-recueil-posthume-comptes_3392.html

    Ceci pour tenter de faire quelque chose de plus cohérent que ces différents recueils, faits par différentes personnes et dans des visées différentes (et laissant de côté de nombreux textes). Pour ce qui est de la forme, vous pouvez consulter les erreurs de ces recueils corrigées ici (la correction est encore en cours, tous les n°s des ET n'ont pas encore été consultés) :
    http://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/p/blog-page.html

    (Ces différents liens sont trouvables dans les onglets en haut du blog.)

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    1. Pouvez-vous préciser quels sont les chapitres qui constituent l'ouvrage "Initiation et Réalisation spirituelle" de Jean Reyor ?
      Merci d'avance.

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    2. Je ne sais plus, je ne m'intéresse plus à cette génération de recueils, mais vous pouvez aller chercher cette information sur le site suivant, qui regroupe tous les ouvrages publiés :
      http://www.index-rene-guenon.org/

      Un tableau de correspondance avait déjà été donné ici entre les anciens recueils et les nouveaux disponibles, mais il y aurait peut-être besoin de faire un point sur ça à l'avenir. Enfin je trouve cette question secondaire, dès lors qu'on peut se référer directement aux revues dont les différents travaux ont été tirés, comme les Études Traditionnelles.

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  8. Une question :
    Est ce que ces errata(s ?) sont intégrés par l'équipe qui gère l'Index René Guénon consultable en ligne (http://index-rene-guenon.org/)

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  9. Les deux sites sont indépendants, mais normalement oui c'est pris en compte, il faudrait y demander confirmation.

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  10. Oui je confirme. C'est d'ailleurs indiqué dans les mises à jour (cliquer sur l'icône avec le point d'exclamation en haut à droite dans la barre de menu).

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  11. Merci de votre réponse.

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  12. Bonjour,

    j'aurais quelques question qui sont celles-ci :

    Pouvons-nous nous convertir à l'hindouisme ou faut-il être née hindou pour être dans cette tradition ?

    savez-vous ou sont les centres spirituels hindous en inde dont parla Guénon ?

    dites-moi si je me trompe mais j'ai souvenir d'avoir lu un passage qui dit que si on était en contact avec des influences spirituelles concentrés dans une région géographique qui a une tradition différente (Hindouisme par exemple)que l'a notre, cela pourrait nuire à notre réalisation initiatique, est-ce vrai ? (si mes souvenir sont bon, c'est bien de Guénon)

    merci à vous,

    salutation.

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  13. Bonjour,

    La conversion je crois que c'est plutôt une conception religieuse, et je ne sais pas si on peut l'appliquer à l'Hindouisme. En tout cas, pour ce qui y est de s'y rattacher, il y a des voies, qui font les rites védiques, et où il faut appartenir à une certaine caste, et pour celles-ci ce n'est en effet généralement pas ouvert à des personnes qui ne sont pas nées dans cette caste ; et il y a d'autres voies, tantriques par exemple, où l'appartenance à une caste n'intervient pas.

    Je ne sais pas s'il faut vraiment chercher des temples ou des lieux de pélerinage, qui ont leur importance, mais la présence des centres spirituels n'est-elle pas simplement assurée par la présence d'humains vivants qui représentent effectivement sur terre telle ou telle tradition ?

    Je ne crois pas que Guénon parle spécifiquement d'initiation pour ce point mais de tradition de manière générale. Je ne me rappelle pas non plus qu'il ait parlé de relation avec la géographie. Il dit qu'il ne faut pas pratiquer de formes traditionnelles incompatibles entre elles, par exemple le Christianisme et le Judaïsme. Si l'Hindouisme n'est pas votre tradition, en effet vous n'avez pas d'intérêt particulier à en pratiquer les rites.

    J'ai peut-être mal compris vos questions, si c'est le cas je comprendrai mieux avec des citations précises.

    Salutations.

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  14. Bonsoir,

    Tout d'abord je tiens à vous remercier d'avoir accorder un peu de votre temps pour répondre à mes questions, vos réponses m'ont beaucoup aidé.

    Pour revenir à la première question, il semble donc qu'on peut se rattacher a la tradition hindou par l’initiation tantrique qui est toujours possible en la recevant, c'est donc pour cela que je vous demande avec votre permission où pourrait-on trouver ces centres spirituels hindous pour recevoir l'initiation ?

    Ensuite je parlais donc de centres initiatiques : "[...] Il nous reste encore, pour compléter ce qui se rapporte à cette question, à parler quelque peu des centres spirituels dont procède, directement ou indirectement, toute transmission régulière, centres secondaires rattachés eux-mêmes au centre suprême qui conserve le dépôt immuable de la Tradition primordiale, dont toutes les formes traditionnelles particulières sont dérivées par adaptation à telles ou telles circonstances définies de temps et de lieu."

    Concernant la géographie, pensez-vous donc qu'on peut accomplir sa voie initiatique en inde sans problème (je ne parle pas d'économie) par exemple si on est d'une autre tradition ?

    J'ai une question qui n'a rien à voir avec le sujet mais pouvez-vous m'éclairer sur la notion de "wu-wei", et de "l'action de présence" que je ne comprends pas bien; Un vieux tao a dit que le wu-wei était une action subtile, donc agit mais par des moyens subtils et non grossier, est-ce exact ? pouvez-vous me donner si vous le voulez bien une explication de ces deux notions ?

    Je vous remercie beaucoup avec de l'avance,

    salutations.

    RépondreSupprimer
  15. Bonjour,

    De rien, par contre cela ne se discute pas en public de manière générale. En tout cas il est très facile d'avoir toutes les initiations possibles, diverses personnes peu scrupuleuses les délivrent contre un simple bakchich, et si l'on est dans une démarche réellement sérieuse on doit chercher quelque chose de plus profond qu'un simple rattachement formel.

    Oui c'est possible je pense, cela dépend de la personne, c'est une question de nature, mais justement cela suppose une certaine affinité avec la tradition en question, si on s'y intéresse mais qu'on continue à l'envisager en étranger, c'est plus de l'espionnage qu'autre chose.

    Je crois que l'action de présence (qui doit opérer en effet par des moyen subtils) n'est pas la même chose que wu-wei, même si les deux ne sont pas sans rapport entre elles. L'une a trait à l'action justement, à quelque chose qui peut se constater dans le monde extérieur, alors que l'autre est en rapport avec une disposition intérieure, et ne se traduit pas par action mais au contraire par "non-agir". Ce n'est pas non plus un refus de l'action, mais un détachement par rapport au fruit de celle-ci, et plutôt que de parler d'action on peut parler à ce sujet d'activité intérieure. Guénon traduit "wei wou-wei" par "activité non agissante", et il donne l'image de la roue, au centre de laquelle est le sage, libéré du mouvement, indifférent, et en quelque sorte c'est le monde tout entier, qui, tournant autour, agit pour lui, sans s'en rendre compte. Mais je ne prétends pas rendre clairement ces notions et ce qu'elles impliquent en quelques lignes. Guénon en parle souvent, dans Le Symbolisme de la Croix et La Grande Triade entre autres.

    Salutations.

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  16. Bonjour à vous,
    tout d'abord je tiens à préciser que je sais bien qu'il ne faut pas mélanger les rites de traditions différentes, mais ma question n'est pas là; je voudrais plutôt savoir si par exemple en étant musulman ou hindou ou chrétien, on avait le droit de prendre des formules de protection contre les influences errantes, inscrites dans des tentures par exemple, dans les autres traditions (lamaïque ou autres) pour se protéger ainsi de ces dernières ?

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  17. Bonjour, en toute rigueur je ne crois pas que ce soit à faire, mais ce n'est que mon humble avis.

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  18. Auriez-vous l'obligeance de développer votre pensée afin que je comprenne mieux pourquoi les formules de protection écrite dans d'autres langues sacrées sont à éviter ?
    Cela est-il toujours justifié même quand on a de grandes facilités à avoir des formules de protections lamaïques, et, qu'au contraire, dans ce milieu, il est très difficile de trouver des formules de protection dans la langue sacrée de sa propre tradition ?
    merci bien

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  19. Ce ne sont pas des formules rituelles ? Si vous faites partie d'une autre tradition je crois que c'est du mélange de formes, et ce que ces formules soient faciles à trouver ou non. Après comme je vous disais, c'est juste mon avis.

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  20. Bonjour,

    je me permets de vous demander votre aide sur un point particulier : Guénon disait qu'il ne saurait, en effet, y avoir d’autre raison à l’interdiction des symboles à figure humaine, commune au Judaïsme et à l’Islam, que le sentimentalisme qui seul est prépondérant chez les peuples occidentaux, Juif et Arabes mais avec cette restriction que, dans l'islam, elle ne fut jamais appliquée rigoureusement chez les Persans, pour qui l’usage de tels symboles offrait moins de dangers, parce que, plus orientaux que les Arabes, et d’ailleurs d’une tout autre race, ils étaient beaucoup moins portés à l’anthropomorphisme.

    Alors je me demande pourquoi, si il en est ainsi, les écoles arabes demeurent plus purement intellectuel et métaphysique, tandis que les écoles persanes revêt une forme plus « mystique », au sens que ce mot a pris en Occident que ce soit dans l’exotérisme ou l'ésotérisme islamique ?

    Je vous remercie d'avance de votre aimable réponse,

    bien à vous.

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  21. Bonjour,

    Peut-être que la distinction entre ésotérisme et exotérisme n'a pas à être posée de façon aussi nette pour les Persans ?

    "Du reste, la division des Musulmans en Sunnites et Shiites est fort loin d’avoir la rigueur que lui attribuent les conceptions simplistes qui ont cours en Occident ; le Shiisme a bien des degrés, et il est si loin d’être exclusivement propre à la Perse qu’on pourrait dire que, en un certain sens, tous les Musulmans sont plus ou moins shiites ; mais ceci nous entraînerait à de trop longs développements."
    Voile d'Isis, novembre 1929, compte rendu de livres, J. A. comte de Gobineau. – Les Religions et les Philosophies dans l’Asie centrale.

    Concernant les écoles d'ésotérisme islamique, peut-être que Guénon dans l'extrait ci-dessus entendait rapprocher la division Sunnites / Chiites de celle générale entre les voies de connaissance / voies de bhakti ?

    Il précise ailleurs (au sujet des voies de Karma, de Bhakti et de Jnâna) :
    "D’autre part, il faut bien comprendre que toute distinction de ce genre a forcément toujours un certain caractère « schématique » et quelque peu théorique, car, en fait, les « voies » varient indéfiniment pour convenir à la diversité des natures individuelles, et, même dans une classification très générale comme celle-là, il ne peut être question que d’une prédominance d’un des éléments dont il s’agit par rapport aux autres, sans que ceux-ci puissent jamais être entièrement exclus."
    Les trois voies et les formes initiatiques

    Bien à vous.

    RépondreSupprimer
  22. Bonjour,

    merci de votre réponse.

    Je sais bien qu'il y a des degrés à tous points de vue et que, d'une façon générale, les Afghans sont sunnites par exemple, mais que dans l'ésotérisme leurs écrits revêtent une forme sentimentale évidente (qui leur convient tout à fait, là n'est pas la question) au contraire de la majorité des écrits arabes sunnites d'ordre métaphysique qui sont beaucoup moins « mystique » voire purement métaphysique (et il va de soi que je ne dis pas ou qu'il n'existe pas d'Arabes shiites ou qu'il n'existe aucun écrit quelconque revêtu d'une forme sentimentale plus ou moins prononcée chez les Arabes sunnites semblable à ceux-là).

    Je n'arrive tout de même pas à m'expliquer le fait que, tout en étant plus sentimentaux, que les Persans (ce qui explique l’interdiction des symboles à figure humaine), les Arabes sont, d'une façon générale, dans l'exotérisme islamique sunnites et dans l'ésotérisme plus purement traditionnels, ce devrait être plutôt le contraire, comment pouvez-vous me l'expliquer ?

    Je dois dire encore que, pour éviter toutes équivoques, je ne remets nullement en question les paroles de Guénon, je souhaite seulement soulever le voile de cette apparente contradiction qui m'est apparue dans mon « esprit » et que je n'arrive pas à résoudre.

    Bien à vous.

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  23. Bonjour,

    Pourquoi les formes qui incluent des symboles à figures humaines seraient moins traditionnelles que celles qui n'en ont pas ? La sentimentalité en soi n'est pas un problème, elle peut être considérée comme une aide sur la voie, comme un support efficace parmi d'autres, ou au contraire comme un obstacle, si la personne y est trop sensible par exemple.

    L'interdiction de ces symboles dans l'Islam "ne fut jamais appliquée rigoureusement chez les Persans, pour qui l’usage de tels symboles offrait moins de dangers, parce que, plus orientaux que les Arabes, et d’ailleurs d’une tout autre race, ils étaient beaucoup moins portés à l’anthropomorphisme." (Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues, 2e partie, ch. VII). Voilà l'explication que donne Guénon.

    Bien à vous.

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  24. Merci de votre réponse.

    Je me suis peut-être mal exprimé mais je vais essayer d’être plus clair : je n'ai pas dis que des symboles à figures humaines seraient moins traditionnelles que celles qui n'en ont pas, je dis seulement que du fait du sentimentalisme prépondérant chez les peuples Arabes au contraire des peuples Persans, parce que plus orientaux, il leur a été interdit d'utiliser des symboles à figures humaines ; et il n'y a point de doute à avoir là-dessus.

    Ma question était simplement que je n'arrive pas à m'expliquer le fait que, tout en étant plus sentimentaux, que les Persans, les peuples Arabes sont, d'une façon générale, dans l'exotérisme et dans l'ésotérisme islamique plus purement traditionnels et donc moins sentimentaux, ce devrait être plutôt le contraire, et je me demandais si vous pouviez me l'expliquer ?

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  25. Je ne comprends pas l'expression "purement traditionnel", si un élément d'ordre sentimental peut être une aide pour transmettre la connaissance, alors pourquoi serait-il moins traditionnel ?

    Si vous voulez dire que les écoles persanes sont moins strictes que les écoles arabes quant au respect de l'orthodoxie, est-ce que ce n'est pas dû justement au danger de déviation de l'aspect sentimental ? Ce danger doit être moins grand pour les écoles persanes, mais il doit tout de même être présent, et il n'est pas repoussé d'emblée contrairement aux écoles arabes.

    Un peu comme deux individus dont le premier réagirait mal à l'alcool, et donc s'en abstiendrait. Même si le second le supporte mieux, s'il est le seul à en boire c'est normal qu'il soit ivre plus souvent que le premier.

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  26. Quand je dis « plus purement traditionnel » je veux dire plus purement spirituel ou intellectuel et par conséquent moins sentimental que les Persans, mais, il va de soi qu'un élément d'ordre sentimental peut évidemment être une aide pour transmettre la connaissance mais ce sera au détriment de la pureté de la doctrine.

    Dans l'initiation islamique, quand les initiés Persans revêt une forme sentimentale à la doctrine, c'est que ces initiés ont besoin de cette forme, et par conséquent ont une sentimentalité beaucoup plus prononcé que ceux qui n'en ont moins besoin comme les initiés Arabes qui, d'une façon générale, l'utilise beaucoup moins pour exprimer la doctrine sous une forme qu'on pourrait dire plus intellectuel.
    Si les Persans sont moins sentimentaux que les Arabes, les initiés Persans devraient logiquement revêtir leurs écrits métaphysique d'une forme proprement intellectuelle plutôt que sentimentale ; alors que le sentimentalisme étant prépondérant chez les Arabes, ces derniers devraient adopter une forme plus sentimentale dans leurs écrits métaphysique. et comme ce sont des initiés, je ne pense pas qu'il y ait un grand danger là-dedans au contraire des peuples.

    J'espère que je ne vous embête pas trop avec ces questions et que vous me pardonnerez un défaut de compréhension.


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  27. Non vous ne m'embêtez pas, mais si je reconnais qu'il y a un danger de déviation dans les voies de bhakti, j'ai l'impression que vous y voyez directement une déviation. Alors que nous parlons d'initiés, qui sont censés comprendre les symboles et ne pas s'arrêter à leur forme littérale.

    On peut être réceptif au domaine sentimental, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme. Puisque la vérité est inexprimable, toute expression est imparfaite, le symbolisme est une aide pour y conduire, mais c'est en même temps un obstacle pour celui qui s'y arrête, c'est ambivalent.

    Là où vous dites que les Arabes n'ont pas besoin des formes employées par les Persans, Guénon dit qu'ils évitent par là un danger. Cela contribue à me faire penser que ce n'est pas à voir en termes de besoin mais plutôt d'opportunité. Les différentes voies qui existent ce sont des cadeaux, qui s'offrent à ceux à qui correspond individuellement ce que comportent ces voies.

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  28. Je pense plutôt que la doctrine sous la forme bhaktique, tout en restant traditionnelle est une déchéance par rapport à la pensée métaphysique ; car d'après Guénon : « L’influence de l’élément sentimental porte évidemment atteinte à la pureté intellectuelle de la doctrine, et elle marque en somme, il faut bien le dire, une déchéance par rapport à la pensée métaphysique, déchéance (...) Quoi qu’il en soit, il n’en est pas moins vrai que le sentiment n’est que relativité et contingence, et qu’une doctrine qui s’adresse à lui et sur laquelle il réagit ne peut être elle-même que relative et contingente ».

    Je ne dis pas que cette voie n'a pas sa raison d’être ; et, si c'est plus par opportunité, c'est que la forme purement intellectuelle ne leur conviennent pas et que la sentimentalité prédomine en eux ; c'est comme si Adi Shankara utiliserait une forme sentimentale pour s'exprimer dans ses écrits, alors qu'il n'est pas sentimentale, que cette voie ne lui convienne pas.
    Pour se connaitre Soi-même il faut au bout d'un moment se départir de toute sentimentalité en ce sens de ne pas amener la sentimentalité dans le domaine spirituel pour toucher au but de toute initiation ; ce sera une perte de temps si un être tout en étant qualifier pour la pure Connaissance, utiliserait une voie inférieur.

    Je ne vois pas toujours pas pourquoi les initiés Persans utilisent une expression toute sentimentale, alors que, s'ils sont beaucoup moins sentimentaux, ils devraient plutôt utiliser une expression purement intellectuelle au contraire des Arabes qui, en étant sentimentaux, devraient utiliser une expression sentimentale.



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  29. C'est un peu pour cela que je reproduisais plus haut l'extrait de l'article sur "Les trois voies et les formes initiatiques", je ne crois pas que les choses soient aussi cloisonnées que cela en réalité. Vous citez un extrait de l'Introduction générale où Guénon parle du point de vue religieux. Je ne crois pas qu'une voie initiatique doive se restreindre à ce point de vue religieux, même si elle comporte des éléments sentimentaux. Sinon ce n'est pas une voie initiatique, tout simplement.


    D'après ce que vous dites il faudrait considérer que Dante a manqué de compréhension puisqu'il faisait partie des Fidèles d'Amour. Concernant Shankarâchârya les choses ne sont pas si simples :

    "Je suis assez de votre avis en ce qui concerne Râmânuja ; mais, pour ce qui est de Shankarâchârya, il y a chez lui bien autre chose encore que ce que vous y voyez, et, à vrai dire, il dépasse tous les cadres où on voudrait prétendre l’enfermer."
    René Guénon à Julius Evola, 21 octobre 1933.

    "Ce que j’ai voulu dire pour le Tantrisme, c’est qu’il est en quelque sorte diffus dans toute la doctrine hindoue, du moins sous sa forme présente (je veux dire depuis le début du Kali-Yuga), et qu’il est réellement impossible de lui assigner des limites nettement définies. Pour ce qui est de Shankarâchârya, il existe de lui des hymnes qui sont nettement tantriques, même dans un sens plus ordinaire et plus restreint, puisqu’ils sont adressés à la « Shakti »."
    René Guénon à Vasile Lovinescu, 30 décembre 1936.

    (Je ne veux pas dire qu'il n'y a que de la bhakti dans les hymnes tantriques de Shankarâchârya, encore une fois les différents aspects coexistent toujours, mais du moins on ne peut pas prétendre qu'il néglige cet aspect.)


    Je ne suis pas d'accord avec vous concernant la perte de temps, et l'obligation de développer uniquement tel ou tel type d'aspect. Je ne crois pas qu'il y ait à considérer les choses de façon utilitariste, en réalité c'est l'inverse. On n'a pas à trouver une façon schématique d'utiliser le sacré, de le contraindre dans nos limites, mais c'est plutôt à nous de le servir, dans un développement dont nos tendances premières ne sont qu'un point de départ. Et cela a peut-être l'air paradoxal, mais c'est ce qui fait justement que la réalité n'est pas si contraignante que cela.

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  30. Je ne dis pas que c'est une obligation et qu'il est interdit d'utiliser d'autres voies, je dis simplement qu'il vaudrait mieux suivre qu'une seule voie à la fois pour ne pas se perdre en chemin.

    Fort bien, je prends note de ce que vous m'avez dit et je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à mes question.

    Bien à vous.

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  31. Pardon, le cr de novembre 1929 mentionné plus haut n'est pas paru dans le Voile d'Isis mais dans Vient de Paraître.

    Je ne voulais pas parler nécessairement de différentes voies au sens formel, mais de différents aspects. Mais même, je ne vois pas le problème d'avoir plusieurs rattachements, tant qu'ils ne sont pas incompatibles entre eux. Cela a déjà été abordé notamment ici, à propos du Taçawwuf et de la Maçonnerie :
    https://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.com/2012/06/tentative-de-recuperation-politique-de.html?showComment=1350692822932#c579131246898982696


    En réalité cette prétendue contre-indication vient de gens qui prétendaient parler au nom de Guénon, pas de Guénon lui-même qui disait le contraire :

    "J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Faroul ; la veille de son départ du Maroc, il avait reçu la visite de Maridort qui désirait être présenté à un shaikh connu de Faroul afin de recevoir un rattachement initiatique. Le départ de Faroul n’a pas permis cette rencontre et Faroul ne savait pas ce qu’il en était advenu de ce voyage. Évidemment cette démarche de Maridort est son affaire personnelle, mais Clavelle m’avait dit qu’il arriverait un moment où lui-même devrait opter, quant à la partie opérative, donc proprement initiatique, entre l’une ou l’autre voie (islamique ou maç.'.).

    Il est évident qu’un double rattachement de cet ordre est pratiquement inutile ; dans ces conditions, cette démarche témoigne-t-elle d’un simple attrait ou vocation proprement islamique ou d’un manque de foi dans l’efficacité ou la portée des rites initiatiques d’ordre maç.'. ? Je me permets de poser cette question parce qu’un telle alternative avait déjà été évoquée pour nous il y a une quinzaine d’années."
    Louis Caudron à René Guénon, 1er septembre 1949.

    "L’absence de Faroul n’a pas empêché le voyage de Maridort au Maroc d’avoir tout le résultat qu’il en espérait ; comme il est très attaché à l’Islam, il est bien compréhensible qu’il ait tenu à être reçu dans une tarîqah. À Lausanne, il y a toujours eu contre lui une sorte d’hostilité que je ne m’explique pas très bien, étant donné surtout qu’on y a par contre reçu si facilement bien des gens dont on n’a guère eu à se louer par la suite ; en tout cas, il aurait été inadmissible que cela l’empêche de chercher un rattachement par ailleurs, et du reste personne ne l’a jamais prétendu. Il n’y a là rien qui doive s’interpréter dans le sens que vous avez envisagé ; il n’y a pas la moindre incompatibilité entre une initiation islamique et l’initiation maçonnique, et, en fait, ceux qui ont reçu l’une et l’autre, ici notamment, sont bien loin d’être une exception…"
    René Guénon à Louis Caudron, 5 novembre 1949.

    Merci à vous.

    Bien à vous.

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