samedi 8 septembre 2012

René Guénon - 1927 - Le Roi du Monde

Pdf au format texte:
26/11/2015 : Lien supprimé.

Plus disponible en France :
https://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/2015/12/les-droits-dauteur-et-les-droits-de.html

41 commentaires:

  1. Merci pour tout.
    Il ne reste plus beaucoup de livre à retranscrire non?

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  2. De rien. Concernant l’œuvre signée René Guénon, il reste 2 comptes rendus de livres à trouver :
    http://oeuvre-de-rene-guenon.blogspot.fr/2012/04/recherche-des-comptes-rendus-de-livres.html

    Sinon à ma connaissance il y a tout (mais ma connaissance est perfectible bien sûr).

    Pour les autres signatures, il reste un recueil Palingénius à faire, qui sera très volumineux, et AWY, beaucoup plus petit. Ces deux derniers ne sont pas urgents à faire, étant facilement trouvables.

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  3. Bonjour,
    Petite question. J'aimerais savoir si Guénon a parlé du Nombre d'or, si oui, qu'en pense t-il? Si non, qu'en pensez-vous?
    Ce nombre est-il le symbole de quelque chose selon les doctrines traditionnelles?

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  4. Bonjour,

    Il l'a juste évoqué en rendant compte d'articles qui en traitaient (à différents endroits dans les recueils posthumes).

    Le Nombre d'or est lié au "carré long" (rectangle de proportions 2:1), et à l'étoile à cinq branches, qui était un symbole important dans le Pythagorisme, et qui l'est encore dans la Maçonnerie (le nombre d'or est la "section dorée" des pythagoriciens).

    Dans les Nombres Sacrés, Arturo Reghini traite de Pythagorisme en général. Il y évoque un peu le nombre d'or (enfin ce n'est pas le sujet central de ce livre qui traite d'un sujet plus large, et quand il en parle, il parle plus de l'étoile à 5 branches en tant que telle que du nombre d'or).

    Je n'en sais pas beaucoup plus sur ce nombre (je passe sur les propriétés mathématiques de ce nombre, son rôle en rapport avec la suite de Fibonacci, etc, qui sont bien connues).

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  5. "La revue "Art et Médecine" a consacré la plus grande partie de son numéro de février 1934 à des études sur le « nombre d’or », question qui est, comme l’on sait, d’une grande importance au point de vue de l’esthétique traditionnelle. Les principaux articles sont celui de M. Matila C. Ghyka sur "Le nombre d’or et la mystique pythagoricienne des nombres" (nous devons faire toutes réserves sur cet emploi du mot « mystique », ainsi que sur l’idée d’une origine pythagoricienne de la Kabbale numérique), et celui du Dr Funck-Hellet sur "L’optique du Peintre et le mombre d’Or", où se trouvent de curieux schémas géométriques de quelques tableaux célèbres de la Renaissance italienne."
    Restes 1, comptes rendus d'articles, janvier 1935

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  6. Je vous remercie.
    Il est intéressant de voir que Guénon n'a pas une attitude de rejet quant aux "tableaux célèbre de la renaissance italienne". La renaissance n'est donc pas que profane?

    Et au début, il dit que la question du "nombre d'or" "est, comme on le sait, d'une grande importance au point de vue de l'esthétique traditionnelle", alors qu'il n'en fait presque pas allusion. Que faut-il conclure de ce silence? Peut-être que ce nombre n'a pas une grande importance au point de vu métaphysique?


    J'ai récemment regardé un documentaire sur le mystère des pyramides, et malgré le fait qu'il ne parle jamais de spiritualité (ce qui est somme toute assez grave) et que le père de ces idées n'a pas l'air d'être quelqu'un de confiance, j'y ai tout de même trouvé beaucoup de choses dont Guénon faisait allusions. Et je crois qu'avec la connaissance des symboles traditionnels (surtout à travers Guénon) et les outils factuels que nous apporte le documentaire, nous pouvons en tirer bien des choses intéressantes, tout autre que les conclusions grandement discutable que nous propose le documentaire. J'aimerais beaucoup avoir votre avis sur les découvertes factuels plutot que sur les conclusions hâtives.
    Je vous en parle car le nombre d'or, entre autres choses, y est souvent cité.

    Merci pour l'attention que vous m'accordez.

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  7. Voici le lien si vous avez le temps :

    http://www.youtube.com/watch?v=-e5gwjPWT6Q&feature=related

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  8. Pour la renaissance, ce n'est pas parce qu'elle a en réalité eu le caractère inverse de ce qu'on a l'habitude de lui prêter que toute connaissance y a été perdue. Des organisations initiatiques ont subsisté jusqu'à nos jours, de façon continue, donc même si le monde extérieur s'est dégradé, et même si certaines de ces organisations initiatiques ont connu une dégénérescence plus ou moins avancée, pas dans leur principe mais par la qualité de leurs membres, il a subsisté des personnes qui ont reçu une certaine connaissance, que cette connaissance reste théorique pour eux ou qu'ils la réalisent plus ou moins parfaitement. Donc ce n'est pas étonnant de voir à toute époque des individus produire des oeuvres intéressantes au point de vue symbolique, même en Occident. Guénon évoque par exemple les travaux de Vinci, de Dürer, ou même de William Blake qui a vécu bien après la renaissance.


    Merci, j'ai regardé ce documentaire il y a quelques temps, même avis que vous sur l'intérêt et les conclusions.

    Pour ce qui est du factuel, les considérations sur les proportions peuvent être recevables, mais celles sur les valeurs en mètres (un point critique de leur démonstration, qui établit qu'une certaine longueur en mètre vaut Pi moins le nombre d'or) sont invraisemblables. Guénon évoque à de nombreuses reprises les obsessions sur la grande pyramide. Voilà un extrait qui montre que les soi-disant révélations sur ces valeurs prises en mètres sont loin d'être nouvelles:
    "Le n° de septembre d'"Atlantis" est intitulé "Traditions celtiques et américaines" ; en fait, c'est surtout un recueil de notes, d'extraits et de comptes rendus divers se rapportant plus ou moins directement à ces deux sujets. À propos d'un des extraits qui y sont reproduits, nous avons constaté, en ce qui concerne les monuments mégalithiques, une curieuse illusion que nous avions déjà remarquée d'autre part chez quelques-uns des « mesureurs » de la Grande Pyramide : on effectue les mesures en mètres, et, des nombres ainsi obtenus, on pense pouvoir déduire certaines conséquences, comme si l'on s'imaginait que le système métrique a dû être en usage de toute antiquité !"
    Comptes rendus, comptes rendus d'articles, décembre 1936

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  9. Ce documentaire évoque la géographie sacrée en général. Ci après des extraits du compte rendu de "Eleusis Alésia : Enquête sur les origines de la civilisation européenne ", de Xavier Guichard (de juin 1938), évoquant dans un autre contextes des lignes comme dans le documentaire:
    "Il en serait autrement si l’on disait que la plupart des lieux représentant les caractères « alésiens » sont naturellement répartis suivant certaines lignes déterminées ; ce serait peut-être étrange, mais non pas impossible au fond, car il se peut que le monde soit en réalité beaucoup plus « géométrique » qu’on ne le pense ; et, dans ce cas, les hommes n’auraient eu, en fait, qu’à reconnaître l’existence de ces lignes et à les transformer en routes reliant entre eux leurs différents établissement « alésiens » ; si les lignes dont il s’agit ne sont pas une simple illusion « cartographique », nous ne voyons guère qu’on puisse en rendre compte autrement.

    [...]En tout cas, il n’est pas douteux qu’une question comme celle des « lieux alésiens » ne pourrait être traitée complètement et exactement qu’au seul point de vue de la « géographie sacrée » ; mais il faut bien dire que celle-ci est certainement, parmi les antiques sciences traditionnelles, une de celles dont la reconstitution donnerait lieu actuellement aux plus grandes difficultés, et peut-être même, sur bien des points, à des difficultés tout à fait insurmontables ; et, en présence de certaines énigmes qu’on rencontre dans ce domaine, il est permis de se demander si, même au cours des périodes où aucun cataclysme notable ne s’est produit, la « figure » du monde terrestre n’a pas changé parfois de bien étrange façon."

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  10. Cette géographie sacrée intéresse aussi la contre-tradition:
    "Pour comprendre ce que nous avons dit en dernier lieu à propos du « chamanisme », et qui est en somme la raison principale pour laquelle nous en avons donné ici cet aperçu, il faut remarquer que ce cas des vestiges qui subsistent d’une tradition dégénérée et dont la partie supérieure ou « spirituelle » a disparu est, au fond, tout à fait comparable à celui des restes psychiques qu’un être humain laisse derrière lui en passant à un autre état, et qui, dès qu’ils ont été ainsi abandonnés par l’« esprit », peuvent aussi servir à n’importe quoi ; qu’ils soient d’ailleurs utilisés consciemment par un magicien ou un sorcier, ou inconsciemment par des spirites, les effets plus ou moins maléfiques qui peuvent en résulter n’ont évidemment rien à voir avec la qualité propre de l’être auquel ces éléments ont appartenu antérieurement ; ce n’est plus qu’une catégorie spéciale d’« influences errantes », suivant l’expression employée par la tradition extrême-orientale, qui n’ont gardé tout au plus de cet être qu’une apparence purement illusoire. Ce dont il faut se rendre compte pour bien comprendre une telle similitude, c’est que les influences spirituelles elles-mêmes, pour entrer en action dans notre monde, doivent nécessairement prendre des « supports » appropriés, d’abord dans l’ordre psychique, puis dans l’ordre corporel lui-même, si bien qu’il y a là quelque chose d’analogue à la constitution d’un être humain. Si ces influences spirituelles se retirent par la suite, pour une raison quelconque, leurs anciens « supports » corporels, lieux ou objets (et, quand il s’agit de lieux, leur situation est naturellement en rapport avec la « géographie sacrée » dont nous avons parlé plus haut), n’en demeureront pas moins chargés d’éléments psychiques, et qui seront même d’autant plus forts et plus persistants qu’ils auront servi d’intermédiaires et d’instruments à une action plus puissante. On pourrait logiquement conclure de là que le cas où il s’agit de centres traditionnels et initiatiques importants, éteints depuis un temps plus ou moins long, est en somme celui qui présente les plus grands dangers à cet égard, soit que de simples imprudents provoquent des réactions violentes des « conglomérats » psychiques qui y subsistent, soit surtout que des « magiciens noirs », pour employer l’expression couramment admise, s’emparent de ceux-ci pour les manoeuvrer à leur gré et en obtenir des effets conformes à leurs desseins. "
    Le règne de la Quantité et les Signes des Temps, Chapitre XXVII - Résidus psychiques

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  11. Je suis d'avis en effet que tout ceci n'a pas grand intérêt au point de vue métaphysique: une pyramide, une cathédrale... ce ne sont que des constructions contenant un sens symbolique. Il n'y a pas à perdre son temps dans l'étude minutieuse des dimensions et des proportions, tout cela est nul à l'égard de la métaphysique. Le nombre d'or est simplement un des outils qui permettent de donner un sens traditionnel à une construction, de la rendre sacrée en quelque sorte... mais cela n'est pas indispensable.

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  12. Tout ce que je sais c'est que le nombre d'or est une proportion inhérente à certains symboles, et que le symbolisme est un moyen privilégié pour l'enseignement métaphysique.

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  13. Un grand merci pour votre blog et l'oeuvre téléchargeable !

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  14. Bonjour, en faisant des recherches je suis tombé sur ce site amateur, et au milieu des conclusions un peu fantaisistes j'ai vu cette page.

    http://rockallatlantis.com/francais/cerclespiraleos.html

    Je ne suis pas vraiment d'accord avec les conclusions de l'auteur. Ce n'est que spéculation mais si je me souviens bien l'Atlantide serait à cheval en l'âge d'argent et l'âge d'airain. Pensez que ceci puisse être un symbole? Ca n'est pas trés important mais ça éveil ma curiosité.

    Bonne soirée!

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  15. Bonjour, je ne sais pas d'où sortent ces datations données dans l'article, je n'ai pas confiance là dedans, le procédé est souvent hasardeux (mais bon, si c'est vraiment une inscription de la tradition atlantéenne, ce qui demanderait à être justifié, et si la date était exacte, ce qui donc n'est pas du tout sûr, elle ne serait pas en contradiction de beaucoup, si on est en toute fin de Kali Yuga ça situe la fin de l'Atlantide à un peu moins de 13 000 ans). Concernant la façon dont est située l'Atlantide dans les cycles, oui je pense que ça a une valeur symbolique, mais pas que. Mais je crois que ça correspond à des tendances, plus qu'à des dates à situer à l'année près. Enfin c'est juste mon avis. Bonne soirée.

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  16. Ca fait quelques temps que je cherche un peu du coté des cycles et je n'avais pas vu à quel point les thèmes de l'Hyperborée, de l'Atlantide ou de la Lémurie avaient donné lieu a autant d'élucubrations de partout, surtout dans la récupération politique à la moitié du XXe siècle (des êtres protoplasmique?). Ceci dit ça montre une imagination débortante. Au final la source de Guénon pour l'Hyperborée vient du Rig Veda, mais il y'a une question que me pose dans son rejet des théories évolutionnistes ; est ce qu'il réfute la théorie du singe passant à l'homme, ou souligne t-il simplement que cette vision positiviste de la vie est insuffisante? Quand on y reflechit le premier kalpa ne fait que 453 600 ans, ce qui ne représente pas non plus une durée démentielle qui n'exclu pas cette possibilité. Et au delà de ça comment peut on apprécier l'involution cyclique en dehors du regard humain? Si vous possédez des écrits sur ces points je suis preneur.

    Merci à vous.

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  17. La théorie du passage du singe à l'homme je ne sais pas si c'est positiviste, mais c'est bien évolutionniste (voire transformiste).

    Je ne sais pas ce que vous entendez par premier, le kalpa où nous nous trouvons c'est l'état humain, auxquel appartiennent tous les êtres vivants que nous connaissons, y compris le singe. Le temps tel que nous le connaissons n'a de sens qu'au sein de ce kalpa. Il y a analogie entre les différents états, mais pas identité bien sûr, et tout ce que nous pouvons saisir des autres états c'est en prenant appui sur les symboles auxquels nous avons accès, ceux de notre état. Je ne sais pas trop quel écrit pourrait vous satisfaire, j'ai trouvé les explications qui m'allaient à ce sujet chez Guénon.

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  18. Pardon j'ai mal formulé je voulais dire première moitié du kalpa, soit les 7 premiers manvantaras, et si j'ai bien compris le Kali Yuga marque une triple fin : fin du dernier cycle de notre manvantara, fin d'un manvantara tout entier mais également fin de la première série de manvantaras sur les 14 que compte le kalpa dans lequel nous nous trouvons actuellement et qui est censé être plus rude dans l'existence manifesté que les 7 autres à venir.

    Je reformule plus directement : quel est selon les écrits traditionnels l'origine de la condition humaine si elle ne provient pas d'une évolution lente basée sur l'adaptation des êtres vivants aux conditions matérielles? L'homme est arrivé sur Terre dans son état corporel actuel?

    Et selon les lois d'involution, en dehors de la perception humaine, qu'est ce qui permet d'attester de celle ci? C'est l'homme qui provoque cette déchéance, pas les singes ou les dauphins, donc si nous n'existons plus cette appréhension n'existe plus, ou alors elle change radicalement.

    Je sais que la théorie des kalpas s'appliquent à tout les domaines de l'existence, Guénon n'en a donnée qu'une petite bouchée, mais de fait en poussant le bouchon on pourrait se demander si les dinosaures ont connu ce principe jusqu'à l'extinction, Si on reprend le principe de lien entre micro et macro, cela voudrait dire que le monde manifesté dans sa totalité (l'univers) serait "né" parfait et poursuivrait lui aussi une chute avant un recommencement dans des dimensions imperceptibles pour nous.

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  19. De mon côté j'ai été imprécis, ce n'est pas seulement limité au kalpa qu'une chronologie quelconque peut être appliquée, mais c'est même au manvantara, étant donné qu'entre chacun d'eux il y a un arrêt du temps.

    Concernant le transformisme :
    "la prétendue loi du « parallélisme de l’ontogénie et de la phylogénie », qui est un des principaux postulats du « transformisme », suppose, avant tout, qu’il y a réellement une « phylogénie » ou « filiation de l’espèce », ce qui n’est pas un fait, mais une hypothèse toute gratuite ; le seul fait qui puisse être constaté, c’est la réalisation de certaines formes organiques par l’individu au cours de son développement embryonnaire, et, dès lors qu’il réalise ces formes de cette façon, il n’a pas besoin de les avoir réalisées déjà dans de soi-disant « existences successives », et il n’est pas davantage nécessaire que l’espèce à laquelle il appartient les ait réalisées pour lui dans un développement auquel, en tant qu’individu, il n’aurait pu prendre aucune part."
    Les Etats multiples de l'être, ch. VII (cf le passage pour plus de développements)

    J'ai l'impression que vous essayez de trouver une explication là où elle ne se trouve pas, dans un autre ordre c'est un peu comme vouloir déterminer des lois sur les précipitations uniquement à partir de la surface des terrains. Ca n'est pas dans le devenir que l'homme ou autre chose trouve son origine, mais dans le Principe qui est au delà du temps.

    Qu'entendez vous par loi d'involution? Pour moi ça désigne une phase de retour au principe, mais de la façon dont vous l'employez j'ai l'impression que pour vous c'est l'inverse.

    Au sens usuel, la perception humaine seule ne mène qu'au matérialisme, puisqu'elle restreint l'homme au domaine corporel. L'état actuel de l'homme est simplement en correspondance avec l'état actuel de l'univers, qui est dans une situation tout à fait normale compte tenu du nécessaire éloignement du principe qu'implique toute manifestation. Ils s'influencent l'un l'autre.

    L'univers ne peut pas être né parfait, puisqu'il ne se suffit pas à lui-même. Encore une fois il faut s'affranchir de la condition temporelle pour le comprendre. Si vous voulez des textes traditionnels qui expliquent l'origine de l'homme vous avez le choix, j'ai l'impression que c'est leur principal objet, seulement ça ne peut pas satisfaire un matérialiste.

    De toute manière les dinosaures ont vécu au sein de notre manvantara, on ne peut pas connaitre dans le monde actuel quelque chose qui soit au delà. Enfin c'est juste mon opinion, je pense que les datations sont complètement farfelues.

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  20. Je ne vais pas vous contredire sur le fait que je soit matérialiste, même si je cherche à me sortir de cette mentalité dire l'inverse serait un déli d'égo. C'est d'ailleurs pour cela que je pose des questions qui peuvent paraître bête. En dehors des ouvrages de Guénon il est en effet difficile d'appréhender certains thèmes en profondeur, car il y'a beaucoup de peaux de bananes glissées par des auteurs incompétents et des courant douteux. Par exemple j'ai voulu aller voir de plus près le thème de l'hyperborée et je n'ai trouvé de bases solides qu'avec The Artic Home In The Veda du chercheur indien Tilak, recommandé par Guénon.

    Il faut comprendre que ces considérations sont tellement inverse aux prédispositions mentales que je ne veux pas tomber dans le piège de croire à n'importe quoi se rapprochant de près ou de loin à ces écrits, surtout que la majorité des thèmes ont été largement abordés et dévoyés par les courants du XXe siècle, peut être un autre signe des temps.

    Pour ce qui est de l'involution, je l'entend comme dans les écrits, un principe dont la perception se déteriore jusqu'à retrouver son état originel une fois qu'un certains point est atteint, un peu comme le sablier se retourne une fois le verre supérieur vidé de son sable. Mais de fait la théorie des cycles replace la perception du temps dans des dimensions différentes. Vous pensez que les dinosaures font partie de notre manvantara, je n'y vois pas d'inconvénient (l'infaillibilité de la datation au carbone 14 mériterait aussi une mise au point), mais ça nous déplace de plusieurs millions d'années à 60 millénaires et sous entend un co-habitation avec les hommes, ce qui est possible, puisqu'au final notre vision du monde n'est qu'un spectacle de guignol.

    En fait je ne cherche pas d'explication à proprement parler, je cherche plus à confirmer ou invalider ma perception des écrits, de les confronter, la cosmogonie des écrits sacrés est une traduction de principes et d'évènements dont je ne possède pas encore tous les codes.

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  21. Pour sortir du matérialisme il suffit sûrement de voir ce que ce point de vue nie. Cest assez motivant, par exemple le récit de la Genèse est beaucoup plus intéressant si on ne se restreint pas à une interprétation littéraliste. Si vous voulez une description précise et technique de ce qui dépasse le point de vue corporel vous pouvez lire L'Homme et son devenir selon le Vêdânta par exemple.

    Après pour les dinosaures c'est juste mon avis, j'ai trouvé intéressant le fait que de nombreuses espèces semblent être décrites dans des figurations anciennes, comme ici :
    http://www.bible.ca/tracks/tracks-cambodia.htm
    (je ne connais pas le site en question, je mets juste le lien pour les photos)

    Bon c'est juste marrant, chacun son avis là dessus, et il faut garder un minimum de distance, parfois par exemple ce ne sont pas du tout des animaux réels mais symboliques, commes les dragons, les vouivres, etc.

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  22. Bien sûr le créationnisme est aussi stupide que l'évolutionnisme, pensez que Dieu à fait le monde en 6 jours et le 7e un barbecue c'est juste infantile, Mais dans les écrits sacrés on retrouve malgré tout au delà du métaphysique une part d'histoire réelle relayé dans la période légendaire, ce qui est assez ingénieux puisque ça génére différents niveaux de lectures. J'en reviens encore à l'hyperborée parce que c'est un des points qui m'a posé un vrai soucis de compréhension, je ne savais pas si c'était littérale ou symbolique, étant donné que le nord symbolise la connaissance et la lumière, et je pensais que sa vision historique correspondait à une métaphore de la chute, tout comme l'Atlantide. Mais visiblement les deux sens se rejoignent, ces civilisations auraient bien existé et de surcroit leurs existence corroborent cette descente progressive de la perception du principe. Donc la vision matérialiste ne s'oppose pas totalement, je pense simplement qu'il ne faut pas la privilégier et tout y résumer.

    Pour les dinosaures j'ai un peu regardé du coup, et effectivement il semblerait que même nos scientifique soient dans une impasse intellectuelle en ce moment. Pas trés surprenant dans la mesures où ils n'ont pas vraiment disparu, il suffit de voir les tortues, les crocodiles et au niveau symbolique le rituel rendu aux varans de Komodo sur l'île du même nom. Mais comme vous dites c'est simplement un divertissement, mais je trouve ça trés interessant quand même.

    Du coup je me permet quand même une question sur ce que vous avez dit précedement : vous dites que les dinosaures n'ont pas disparu en dehors de notre manvantara car rien ne peut être perçu en dehors de celui ci. Dans ce cas, pourquoi Guénon appelait il à une élite intellectuelle destiné à préparer le départ du nouvel age d'or? En effet, si rien du manvantara précédent ne peut se pérenniser dans le suivant, alors l'élite est illusoire, la nouvelle forme du manvantara suivant n'est pas censé en avoir besoin. Après tout on ne sais même pas si l'humanité suivra dans le prochain.

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  23. Le matérialisme nie ce qui dépasse son point de vue, on ne peut donc pas le concilier avec. Ce dont vous voulez parler c'est sûrement la valeur symbolique que comportent en effet les événements de l'histoire au sens factuel.

    C'est toujours une histoire de domaine, dans le domaine sensible je pense qu'on ne peut pas aller au delà du présent manvantara, mais concernant la connaissance métaphysique, celle ci est dans l'immuable et donc toujours accessible. Ce qui est déterminant c'est l'horizon intellectuel, et c'est parce que celui de la grande majorité des hommes actuels est trop réduit pour accéder à cette connaissance que le point de vue profane a pu naître, se faire passer pour légitime et se généraliser. Concernant l'élite elle est censée transmettre ce qui est digne de l'être, si le changement de cycle est associé à un jugement, à une discrimination, c'est bien parce qu'il y a d'une part quelque chose de condamné d'avance et d'autre part quelque chose d'essentiel à transmettre, mais du point de vue profane qui se limite à l'agitation incessante et à l'apparence extérieure des choses cet essentiel ne correspond à rien en effet. Question de point de vue. Concernant l'humanité je crois qu'il y en a une par manvantara de toute manière.

    De toute façon, tout le monde vit, tout le monde meurt, que ce soit en glissant sur le trottoir ou par une catastrophe de changement de cycle, ça change quoi? Et surtout dans les deux cas ça ne peut évidemment entamer ce qui est au dessus du devenir, et qui donne toute sa réalité au reste. Dans ce devenir, ce qui s'éloigne trop du principe et finit par s'en détacher perd sa réalité par là même, le reste subsiste tant que subsiste ce lien aussi ténu qu'il soit, on voit par là ce qui importe.

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  24. Oui c'est très exactement ce que je voulais dire. Du point de vue de l'élite j'y vois effectivement deux possibilités qui aujourd'hui deviennent à mon sens primordiale ; soient nous sommes amenés à connaître la fin du Kali Yuga est dans ce cas nous n'avons que trés peu de prises sur un ensemble de données qui peuvent survenir à ce moment là, soient les générations à venir vont le connaître, et dans ce cas la seule modeste fonction qui puisse avoir un sens serait d'essayer d'entreprendre un travail de reconstitution, pour permettre aux personnes receptives dans l'avenir de le poursuivre jusqu'à la fin.

    Ce n'est que mon point de vue, mais je pense que la fin n'est pas immédiate, même si l'époque est franchement immonde je pense que nous ne sommes pas encore dans la "grande parodie" de la contre tradition. Je pense que Barjavel, qui lisait beaucoup Guénon, avait plus ou moins bien perçu l'idée que peut avoir la fin dans notre paradigme avec Ravage. Ce n'est qu'au moment ou nous penserons avoir atteint une forme "d'age de raison" informel que l'on verra la fin. Dans le roman c'est exactement ça, après une succession de crises, l'humanité s'est "raisonnée" à cessée les énergies fossiles, tout est régulé sur un rythme pseudo écologique, la nourriture est abondante par artifice de la machine, les morts sont cryogénisés dans les salons pour relayé la traditions des ancêtres et les villes sont tellements concentrés que la nature reprend ses droits là où elle est libre. Tout est interconnecté, est d'un coup tout s'arrête.

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  25. Dans les deux cas j'ai l'impression qu'on n'a pas beaucoup de prises, le principal est de trouver sa juste place et de s'y conformer quelle qu'elle soit. Je ne vois pas grand chose de valable à faire, à part tenter de s'approprier la connaissance et assurer une certaine transmission.

    C'est possible, j'ai beaucoup de mal à y voir clair au niveau du cours actuel des événements. Enfin je ne vois pas comment tout pourrait s'arrêter si un équilibre est trouvé, et je pense au contraire qu'un tel équilibre est chimérique et que plus on veut maîtriser les choses plus elles se dégradent. Et dorénavant on ne peut plus revenir en arrière, par exemple il y a des tas de centrales nucléaires partout que personne ne démantellera jamais parce que c'est impossible, qui vieillisent et dont chacune peut exploser et continuer à rendre le milieu de plus en plus invivable, en plus de celles qui ont déjà explosé et que personne ne sait comment gérer, on veut croire au progrès technologique qui nous amènerait la solution miracle pour les effacer, mais ça fait partie de l'illusion qui a amené tous les dangers liés à la technologie justement, et qui produit des choses encore plus dangereuses pour l'avenir. Je ne vois pas de voie vers la stabilité là dedans, juste un monde branlant et en sursis qui se dégrade de façon irréversible (et j'ai juste pris un exemple, mais il y en a des tas tous aussi préoccupants les uns que les autres). C'est cette irréversibilité qui me fait écarter cette sorte de "happy end" parodique. La nourriture est déjà abondante, si certains en manquent c'est uniquement dû au gaspillage, nos conditions de vie sont déjà beaucoup plus confortables que celles que connaissaient nos ancêtres. Je la vois déjà autour de nous cette illusion parodique, enfin j'avoue ne pas savoir du tout où nous en somme actuellement (et c'est d'un intérêt secondaire finalement).

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  26. Oui c'est justement là que l'aspect parodique prend tout son sens. Une société qui trouve l'équilibre mais de manière superficielle, donc la vision happy end est uniquement formelle. Dans le roman le choix s'était porté sur un arrêt brutal de l'électricité, qui cause une chute systémique, ce qui pourrait aussi être le cas aujourd'hui avec les communications électroniques. Il suffit d'une émanation de rayons gamma un peu au dessus de la moyenne pour mettre à plat les satellites et les réseaux électronique, c'est arrivée au Canada l'an dernier et ça a tout mis à plat pendant 3 jours. Mais au delà des détails c'est plus cette idée d'une société très avancé matériellement, mais au final extrêmement précaire dans ses fondements. Et comme vous le dites très bien on a un choix de causes assez variées, les flux de commerce internationaux, la systémique bancaire, l'énergie, et pour ce qui est du nucléaire on est qu'au début sachant que dans le sud de la France nous développons la fusion atomique avec le projet Iter, certes moins polluant mais en cas de pépin...

    D'autres part j'avais une question à vous poser, et je comprendrais que vous ne vouliez pas répondre en public, mais avez vous entrepris la démarche de contacter un centre initiatique après avoir assimilé Guénon?

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  27. Je ne comprends pas en quoi l'arret de l'électricité serait si catastrophique que cela, c'est juste la description du monde d'après quelqu'un qui en est très dépendant et qui trouverait horrible qu'il n'y en ait plus, mais je ne trouve pas que ce puisse être un bouleversement de si grande ampleur, de nouvelles habitudes reprendraient vite. Sinon c'est juste un détail, mais la fission est bien plus dangereuse que la fusion, qui n'utilise pas d'uranium ni de plutonium (enfin je crois), et pour le projet du sud de la France, je serais étonné qu'il fonctionne un jour, j'ai l'impression d'une formidable arnaque.

    Et où sont les guerres dans cette description de fin des temps? Je ne pense pas que l' "arrêt" soit quelque chose qui se constate extérieurement dans le temps, comme si tout s'arrêtait dans un temps normal, c'est proprement un arrêt du temps lui-même.

    En effet c'est plutôt indiscret et voyeuriste, et quel intérêt?

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  28. Oui enfin c'est un roman le choix est propre à l'auteur.

    Pour ce qui concerne un centre, c'était juste pour avoir votre expérience dans l'approche que vous auriez pu avoir. Savoir si vous êtes franc maçon, kabbaliste ou dans le courant du soufisme ne m'intéresse pas, je cherche l'avis de quelqu'un dans la manière d'aborder ces lieux. Ce n'est pas parce qu'on fréquente une pagode et qu'on participe aux rituels que l'on est forcément initié. Est ce que c'est une chose qui se demande ou qui est proposée?

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  29. Là encore je me réfère à l’œuvre de Guénon (désolé de faire souvent la même réponse). Le domaine initiatique privilégiant la qualité à la quantité et excluant toute propagande, en toute logique c'est au candidat de se manifester, c'est sa volonté qui doit être le point de départ.

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  30. Oui j'avais lu ça dans Aperçu sur l'initiation, mais de fait à l'époque actuelle ça me parait assez difficile, enfin ça mérite de s'y pencher.

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  31. Vous voulez dire, c'est plus facile d'attendre passivement de se faire proposer quelque chose? Dans l'acte en lui même oui c'est sûrement plus facile, mais dans l'obtention d'un résultat c'est assez hasardeux... Et de toute façon la démarche initiatique est quelque chose d'actif, donc c'est bizarre de vouloir la commencer passivement.

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  32. Non pas du tout. Attendre une proposition ça revient à vivre dans l'idée d'être l'élu à la manière des films. Je crois que vous n'avez pas compris ce que je voulais dire. Ce qui m'intrigue c'est de savoir à qui s'adresser tout simplement. On va sonner au Grand Orient de France et on dit juste qu'on veut entrer et tenter l'initiation? Est ce la bonne adresse? Si je souhaite suivre le taçawwuf, la voie du tao ou la kabbale qui est légitime en France?

    Ma question c'était juste ça à la base. Si vous n'avez pas la réponse c'est pas grave.

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  33. C'est vraiment une question très vaste, ça dépend de ce qui vous intéresse vraiment et de ce qui est accessible dans votre environnement, et pour chaque type d'initiation une démarche sérieuse implique de prendre un minimum connaissance par soi-même de ce à quoi on fait face avant de prendre sa décision.

    Mais par rapport à votre remarque, je pense que ce n'est pas une question d'époque. Si par "qui est proposée" vous vouliez dire qu'en quelque sorte on ne choisit pas vraiment la voie initiatique mais que c'est elle qui nous choisit, c'est non seulement vrai maintenant mais c'est vrai aussi depuis que l'initiation existe, c'est un aspect providentiel avec lequel doit collaborer la volonté de celui qui recherche l'initiation.

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  34. Disons que j'ai commencé à me renseigner de manière autonome sur le contenu mais uniquement de manière théorique. En fait j'entendais plus le tri à faire au milieu de toutes les contrefaçons qui ont pu revetir des noms se rattachant à des ordre initiatique, comme la Rose Croix AMORC, le Nouveau centre de la Kabbale où l'Ordre Martiniste qui ne sont au final que des sectes New Age au sens vulgaire du terme. Et passer par des lieux exotérique comme l'Eglise ou la Mosquée n'offre pas nécessairement un accès à ce centre.

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  35. Pour discerner les contrefaçons du reste, ne trouvez vous pas que l’œuvre de Guénon suffit amplement?

    Si vous vous intéressez à une forme traditionnelle, vous allez nécessairement entrer en contact avec des gens qui s'intéressent à l'initiation correspondante. Je ne parle pas du cas spécial du catholicisme et de la maçonnerie, mais pour cette dernière l'accès n'est pas le plus difficile.

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  36. Oui en plus la franc maçonnerie à l'air relativement éparpillée dans divers rites et loges qui ne correspondent pas nécessairement entre elles. Pour ce qui est du catholicisme je ne sais meme pas si l'on peut vraiment dire qu'il y'ait encore un ordre effectif.

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  37. D'où l'intérêt de définir précisément ce que l'on cherche, avant d'entamer une recherche où que ce soit.

    Que voulez vous dire par ordre?

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  38. Ordre initiatique, comme du temps où l'ésotérisme chrétien était opérationnel. Quoique ça m'étonnerait qu'il n'en subsiste pas une essence au Vatican, ce qui reste malgré tout hors de portée de la majorité des individus potentiellement intéressés. Enfin ce n'est qu'un avis tout relatif.

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  39. Bonjour,

    J'ai feuilleté (mais pas encore approfondi) ce qu'Umberto Eco a tenté de montrer concernant Guénon à travers son commentaire du "Roi du Monde" (dans: "Les Limites de l'Interprétation"). Au-delà des effets de style plutôt lourds, qui n'éclaircissent en rien sa diatribe, Eco semble avoir des arguments qui peuvent faire mouche auprès de certains lecteurs. Connaîtriez-vous une réfutation en règle de ces propos du sémioticien contre les interprétations du symbolisme traditionnel? Je sais bien que la sémiotique ne se situe pas sur le même plan que la métaphysique, mais il me semble important d'avoir du répondant face à ces critiques, de façon compréhensible pour ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre de Guénon.

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  40. Bonjour, non je ne connais pas, en quoi consistent ces arguments qui font mouche ?

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